JULIEN BOULIER



Mes albums

1 sujet de recherche commencé depuis 2016-2017 à M.A.I. à Nancy 2016-2017 et à continuer d’ici 2034, 2046 et +...

3 sujets de recherche commencés à l’université avant les années 2000 et à prolonger d’ici 2034, 2046 et +...

enseignant piano

Musiques à l’image

Actants, figures, personnages, mille voix des mots

Mes morceaux

mon triple album 2025-2028 3x 45’ et lives 3x15’ [I. fin’ amor] [II. fine amour] [III. amour courtois]

mes photos : quelques uns/unes parmi mes dessins, photos, montages, crayons aquarelle, gravures, silhouettes sur photos à la palette graphique

bibliothèques [Itinéraires] & Partances | [Partances] & Itinéraires | éparpillement géographique & pratique du piano

Au commencement était le son

A Film Not Yet Made

my triple album 2025-2028 [I. courtly love] [II. refined love] [III. pure love]

mes playlists [les morceaux, extraits de films, documentaires, interviews, que j’ai likés] , idem pour musique clips vidéos You tube + Exploration sonore et choix via Discogs

archéologie et déchiffrage d’ alphabets encore mystérieux en 2026 : carrefour entre l’histoire, la linguistique, les premières écritures et l’histoire des signes

quelques extraits parmi mes re-lectures ou lectures récentes progressivement mis en musique

mon parcours musical

bibliothèques | quelques fiches de lecture artistiques parmi les plus récemment réalisées , pas toutes ...

Bristol

Cologne

Londres

appel à candidature le 3ème personnage

liens recherche et ressources

musique que l’on m’a proposé de composer pour des livres physiques, numériques, ou des chroniques littéraires sur internet

proposition de certains de mes élèves : écrire des exercices sous forme d’études qui sonnent pour jouer certains des morceaux qu’ils souhaitent jouer un jour

mes dessins [d’après] , [inspirés de] , [à partir de]

du livre à l’écran





La gwerz du vent, Les Ronces bleues, de Louis Bertholom [Publié le 2026-04-22 17:41:51]

Retour à Monts d’Arrée et presqu’ île de Crozon


La gwerz du vent, de Louis Bertholom, dans "Les ronces bleues", éditions Sauvages, Collection Askell.
 
"J’irai vent
tel l’élytre
dans ton exil
      visiter
tes songes lapidaires
en des fuites intemporelles,
des dimensions labiles,
      impalpables.
 
Pierres et os
dans l’invisible
      s’accouplent
       minéralisent
mon sourire
      d’une microparticule
       de rocher.
 
Ma peau se desquame
pour le vent
que la pluie sème
aux sillons des printemps.
 
Nuages de points
dans le ciel
que le vent chasse
de ses phares...
         migrateurs.
 
Maintenant jamais,
bientôt toujours,
pourquoi suis-je aimanté
        au sol,
pour courir
dans la présence 
        des ancêtres ?
 
Vent tu sais
la chanson macabre
de la longue nuit d’hiver,
la candeur de nos images
sur tes ailes de vitres fines.
 
Tu ne peux
saisir l’éclair,
tu t’octroies
         sa gestation.
 
Les tempêtes
célèbrent les soumissions
dans leurs orgues
où s’écartèlent
         les phalènes.
 
Les esprits
se draguent
dans ses orgies de ciel iodé
où des craies
s’inscrivent...mouettes.
 
Vent tu t’enivres
dans les ports crépusculaires
d’une guerz de rouilles.
Tu lègues aux astres
          ton mépris.
 
Tu attises
les yeux de braise
pour empourprer
          la cape nocturne.
 
Des lambeaux d’arbres
flagellés
supplient la terre
           de leurs doigts.
 
J’irai vent
tel l’élytre
dans ton exil
          visiter
          tes songes lapidaires...
           en des fuites intemporelles,
           des dimensions labiles,
                   impalpables..."
 
de Louis Bertholom, dans "Les ronces bleues", éditions sauvages, collection Askell.

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