Itinéraires 1 [c] [Quand on tombe amoureux, on se relève attaché] de Boris Cyrulnik ] , chapitre [Confidence imaginaire] : pages 7 à 11 du livre de Boris Cyrulnik que j’ai emprunté à Gulthèque de Guilers, livre intitulé , éditions Odile Jacob [Publié le 2026-06-26 14:23:38]

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Itinéraires 1 [c] [Quand on tombe amoureux, on se relève attaché] de Boris Cyrulnik ] , chapitre [Confidence imaginaire] : pages 7 à 11 du livre de Boris Cyrulnik que j’ai emprunté à Gulthèque de Guilers, livre intitulé , éditions Odile Jacob

[Confidence imaginaire ] pages 7 à 11 :

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"Nous avons tous connu une expérience tragique et merveilleuse, nous sommes tombés amoureux.
Un jour, j’avais 15 ans, j’ai croisé Gisèle et je suis tombé , amoureux. Ce que je viens d’écrire est faux. J’avais 14 ans ou 20, je ne sais pas comment elle s’appelait et je ne lui ai jamais parlé. Je l’ai croisée gare Saint-Lazare, elle portait un carton à dessins, elle était merveilleuse avec ses grands yeux bleus et je l’ai soudain reconnue : c’est elle, pas une autre. J’en ai rêvé toute la nuit, ma première insomnie extatique, comme un rêve éveillé où je ne voyais qu’elle, je ne pensais qu’à elle. Rien. Il ne s’est rien passé. Je ne l’ai jamais revue. C’est ainsi que s’est terminée ma première histoire d’amour.

Un grand nombre d’entre nous a connu un tel bouleversement émotionnel, intense, prodigieux,

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totalement irrationnel : "C’est elle, pas une autre, ai-je pensé. C’est une Reine, elle s’est emparée de mon âme, je suis ravi." J’ai soudain éprouvé pour elle un étrange sentiment de familiarité. Je la connaissais sans jamais l’avoir connue.
Les contes que l’on appelle "histoires d’amour" racontent toujours le même événement : nous étions jeunes, entre 18 et 60 ans, alanguis dans une sorte d’engourdissement affectif, en attente d’un je-ne-sais-quoi lorsque, soudain, elle est apparue . Elle a surgi dans mon monde assoupi et sa présence a réveillé en moi un bel au bois dormant. Elle s’est invitée dans mes rêves. Il lui suffisait d’être là pour que j’éprouve un sentiment d’événement extraordinaire. On se tenait par la main, on se disait des mots. C’était suffisant pour créer un moment parfait.
Nous flottions hors du monde, étonnamment heureux, quand le cadre familial a brisé le charme et nous a rabaissés à quelques problèmes sociaux : quelle est sa religion ? De quelle famille vient-elle ? Que fait-elle dans la vie ? Aime-t-elle les enfants ? En tombant amoureux, nous n’avions pas pensé qu’un jour il nous faudrait vivre sous le regard des autres et respecter les rituels de la formation des couples.
Le sexe pointait son nez mais ne s’imposait pas. Le sentiment d’élation qui nous possédait suffisait à transcender la pulsion et à nous transporter au-dessus du réel, vers quelque chose comme Dieu, la vie éternelle

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ou l’amour-toujours. Ensemble, nous étions plus forts que la mort, ce qui est bien normal.
L’histoire d’amour est un conte de fées sentimental qui, en bouleversant notre monde intime, crée une période sensible où nous devenons avides de ce qui vient de l’Autre. Nous ne percevons qu’Elle, nous ne pensons qu’à Elle, nuit et jour, au point de nous couper de la réalité et de la société. C’est ainsi que nous nous rendons prisonniers de l’idée qu’on se fait d’ Elle. En ce temps où l’amour nous pousse à la proximité fusionnelle, nous devenons hypersensibles à ce qui vient d’Elle, nous permettant ainsi d’apprendre par coeur, comme une empreinte indélébile qui va tisser jour après jour le lien d’un attachement profond et insidieux.
En nous dégageant de l’emprise amoureuse, nous nous engageons dans le tricotage d’un lien qui nous renforce et nous rend capables de tenter l’autonomie psychique et l’aventure sociale. C’est un couple de forces opposées qui harmonise l’attachement. La proximité affective et non pas amoureuse m’a donné la force de ne plus être prisonnier, j’ai confiance en notre attachement, je peux m’en échapper sans angoisse car je sais que je peux compter sur elle.

Tout ne se passe pas aussi simplement que ce que je viens d’écrire. Un coup d’amour peut ne pas durer et s’éteindre comme un feu de paille, sans

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construire un lien d’attachement. Un coup d’amour peut être douloureux pour un sujet hypersensible qui va vivre la rencontre comme un trauma. Un coup d’amour prend des formes différentes selon la construction d’un lien d’attachement acquis avant la rencontre. On dit que ceux qui bénéficient d’un attachement sécure sont les plus faciles à aimer, ce qui est statistiquement vrai, mais certains partenaires se sentent plus à l’aise avec un attachement discret, paisible et moins fiévreux que l’amour intense parfois source d’angoisse. Ceux qui, dans leur enfance, ont connu un désert affectif ont tendance à croire qu’ils ne sont pas aimables puisqu’ils n’ont jamais été aimés ; alors, quand on les aime, ils pensent qu’ils ne le méritent pas et qu’on va à nouveau les abandonner.
Sans compter que la culture crée les circuits relationnels et sociaux où l’amour et l’attachement auront à s’exprimer. Dans les civilisations où les femmes sont données en mariage pour faciliter des ententes sociales, il n’est pas rare que les couples s’attachent quand même alors qu’ils n’ont jamais été amoureux. Les aristocrates après une guerre mariaient leurs enfants pour associer les armées et s’emparer d’un territoire voisin. Les paysans donnaient leur fille au fils du voisin pour augmenter le nombre de bras pour la moisson prochaine. Les industriels et les grandes fortunes organisaient des

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fêtes champêtres et des bals élégants où leurs enfants tombaient sincèrement amoureux d’un élu du coeur parmi un tout petit choix de prétendants de familles fréquentables.
Cette fable m’a permis de proposer l’idée que, lorsqu’on tombe amoureux, on se relève attaché. Depuis une vingtaine d’années, les méthodes scientifiques, la neurobiologie et la neuro-imagerie, dosent, photographient et filment comment ces deux processus opposés et associés, l’amour et l’attachement, structurent nos histoires de vie.
Voilà le projet de ce livre.

[Naissance de l’amour courtois] pages 11 à 19 :

Pourquoi le mout "amour" a-t-il mis si longtemps à arriver au monde ? Il a pris sa signification actuelle au XIIème siècle, en Aquitaine et en Provence, lors d’une révolution sentimentale où les dames bien nées se rassemblaient dans des châteaux pour juger ce que les troubadours chantaient en d’étranges poèmes : "Est-il nécessaire d’aimer son mari ?" Elles discutaient, argumentaient et placardaient leurs jugements sur les portes des églises ou sur les platanes des places de village. On pouvait y lire qu’Aliénor d’Aquitaine, à Poitiers, jugeait que le mariage était

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destiné à la transmission du nom et des biens et n’avait rien de commun avec l’amour qui pouvait survenir en dehors de cette institution. (note n°1) . La vicomtesse de Narbonne et la dame d’Avignon se réunissaient chez la dame de Perrefeu ou chez Mabille, la dame d’Hyères, avec Stéphanette, la fille du comte de Provence, pour se demander s’il était nécessaire qu’un homme soit intelligent. Elles ont jugé que l’intelligence était une vertu secondaire, donc une vertu de femme, alors que la vertu primordiale, celle des hommes, nécessitait d’être bien fait de ses membres et dur au mal. (note n°2)
Bien sûr, l’amour existait lors de rencontres intenses, mais ce sentiment ne structurait pas la société. La hiérarchie des valeurs s’organisait au cours de débats dans les cours d’amour et dans les villages qui établissaient que la pulsion amoureuse devait être cadrée par le droit. Un homme, même transporté d’amour, ne pouvait plus tout se permettre. La révolution sentimentale des troubadours disqualifiait la brutalité des moeurs franques où un homme, possédé par son désir et par élan amoureux, passait à l’acte sans courtoisie. Il convenait désormais de gouverner la pulsion en respectant le droit et les rituels de cour où l’homme amoureux devait inhiber son attirance et

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partir guerroyer pour prouver son amour : " Est courtoise la passion qui tire de l’obstacle le moyen d’en faire une éthique, une joie plus fine, une extase (note n° 3). Devant le même phénomène sentimental, Freud, au XIXè siècle, a parlé de "sublimation" pour signifier que "la pulsion sexuelle renonce à son but initial pour s’orienter vers des activités intellectuelles et artistiques (note n° 4)". Et le raz de marée de #MeToo - qui, depuis une quinzaine d’années, déferle en vagues successives - provoque des débats qui ne se passent plus dans des châteaux mais s’expriment sur des plateaux de télévision, dans des films, des livres et des articles, placardés dans des journaux où les femmes exigent de ne plus être violées. Il faut donc désormais que celui qui est motivé pas ra pulsion sexuelle ou son élan amoureux apprenne à exprimer son désir avec d’autres mots, d’autres rituels de cour et d’autres lieux de parade. Faudra-t-il réinventer des cours d’amour ?
Avant l’époque des troubadours, les débats se préoccupaient surtout de l’expression de "la passion prompte de la colère, la tristesse qui éloigne de Dieu ou l’humiliation qui incite à la vengeance (note n°5). Avant

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l’apparition de l’amour courtois, tout homme âgé de plus de 15 ans et "possesseur d’une habitation pouvait flageller son dépendant ou son esclave, sans être accusé de violation (note n°6). Les valets se bagarraient entre eux, la maîtresse de maison mordait sa femme de ménage et le propriétaire faisait "donner du baston par ses gens", à ceux qui l’importunaient. Rien de tout cela n’était considéré comme violence. C’était une relation normale entre les dominants qui possédaient une maison et les dominés : la famille, les femmes, les enfants et les esclaves qui subissaient la domination.
Le mot "émotion" lui-même a pris une signification qui dépendait du contexte. Ex movere voulait dire "faire un mouvement vers l’extérieur", pour mettre hors de soi, sous le regard des autres, une disposition intime. Le barbare était un homme qui ne savait pas articuler les mots, il borborygmait "BarBar" et exprimait ses pulsions sans chercher à les freiner, ce qui menait à la brutalité des relations et à la folie guerrière (note n° 7) : Achille tombe amoureux de la reine des Amazones au moment où il la transperce de son épée.Dans la Rome antique, où l’armée imposait la paix, un homme amoureux se ridiculisait quand

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il préférait la compagnie de sa femme à celle des batailles. Dans la Grèce antique, un adulte avait des relations sexuelles sans lendemain avec un jeune garçon mais, plus tard, c’est avec une femme qu’il devait s’engager sexuellement et socialement (note n° 8).Au Xè siècle, la chrétienté, en valorisant l’affectivité, a modifié la signification de l’amour, qui n’était plus obligatoirement associée à la sexualité puisque les religieuses épousaient le Christ, érotisant la chasteté. La signification de l’élan amoureux, le la pulsion sexuelle ou du lien affectif pouvait donc prendre des formes différentes selon les récits collectifs, les mouvements philosophiques, les débats religieux ou les vagues artistiques.
Les catastrophes naturelles ont participé à la structuration des manières d’aimer. Après la grande peste de 1348 qui, en deux ans, a tué presque un Européen sur deux (note n°9), on a constaté que les survivants possédaient une grande maison où ils avaient pu se réfugier, se confiner. Dans les décennies suivantes, on a vu apparaître l’art domestique, le décor des tapis sur les tables ornées de fruits, de gibier et de vases remplis d’eau et de vin. La vie intime a été surinvestie, entraînant la surcote de l’amour conjugal. Les tableaux ne représentaient plus des groupes

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d’hommes indifférenciés où chacun ressemblait à son voisin, comme le peignaient Cimabue et Giotto (1250-1300). On dessinait désormais des couples comme celui de Jean III de Brosse et sa femme Louise de Laval (note n° 10), dont les visages personnalisés succédaient aux faciès clonés de la pré-Renaissance italienne. L’élan amoureux, le façonnement affectif concernaient autant les individus que les groupes sociaux et même "les foules connaissaient la passion, entre ferveur et fureur (note n° 11)".
Le mot "amour" a donc tâtonné avant de prendre sa signification actuelle où il désigne une soudaine et intense attirance physique et sentimentale. L’objet de l’amour peut être un homme, une femme, un dieu, un enfant, un paysage, un chien qui soudain s’empare délicieusement de l’âme de l’amoureux. "Je ne pense qu’à lui", disait cette écrivaine qui avait eu plusieurs chiens et s’étonnait de cette fièvre inattendue pour un chien préféré. Mais cet objet d’amour n’est pas un vrai Autre, puisqu’on ne connaît pas. Qu’il s’agisse de haine, d’amour, d’engagement ou de désir, les passions s’attachent à des proies variées, un voisin de bureau, une chanteuse, une sculpture sur bois, des timbres, des

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lieux ou des dieux. "Passions dévorantes, l’engagement est total (note n° 12)."
L’élan amoureux nous enrobe dans une altérité qu’on découvrira plus tard, et qui pourtant a été déclenchée par un signal, parfois minuscule et prodigieusement efficace : c’est lui ! L’amour naissant nous met en quête d’un objet, comme un radar qui tourne à vide et qui soudain tombe sur un indice : c’est elle ! Je ne sais pas pourquoi, elle me bouleverse alors que je la connais à peine. Elle zozote et ça me charme, alors que mon voisin trouve ça enfantin, ridicule presque, moi ça m’enchante. Elle a une coquetterie dans l’oeil, ça m’attendrit et je ne peux pas m’empêcher de chercher son regard afin d’y retrouver ce détail qui m’émeut : "Lorsque j’étais enfant, j’aimais une fille de mon âge qui était un peu louche [...] , nous dit Descartes, l’impression qui se faisait par la vue en mon cerveau, quand je regardais ses yeux égarés, se joignait en moi pour émouvoir la passion de l’amour [...] . En voyant des personnes louches, je me sentais plus enclin à les aimer qu’à en aimer d’autres. Lorsque nous sommes portés à aimer quelqu’un, sans que nous sachions la cause, nous pouvons croire qu’il y a quelque chose en lui de semblable à ce qui a été dans un autre objet que nous avons aimé auparavant (note n°13)."

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Aujourd’hui, on pourrait certainement formuler en termes biologiques ce constat de Descartes qui écrit : "[...] l’impression qui se faisait par la vue en mon cerveau". Ces mots sont ceux qu’emploient aujourd’hui les éthologues quand ils décrivent le phénomène de l’empreinte : "[...] un processus d’acquisition précoce et rapide qui se distingue des autres apprentissages par deux propriétés. D’abord la trace cérébrale d’une image ou d’un objet perçu ne peut se faire dans la mémoire biologique que lors d’une période sensible où le cerveau est particulièrement réceptif à ce type d’information (note n° 14). Plus tard la perceptiond’un indice minuscule réveille la trace de cette empreinte évocatrice : "Quand j’étais enfant, j’ai connu des moments affectifs avec une petite fille qui louchait. Toute ma vie, lorsque je vois une femme avec cette coquetterie dans l’oeil, ça fait revenir le souvenir de cette amitié amoureuse qui m’émeut profondément." L’empreinte peut donc être prise à partir de perceptions variées survenant lors de périodes sensibles du développement de l’organisme : empreinte liée à un aliment ou à une image sécurisante, à un flanc de montagne ou à une campagne, à un bord de mer ou à une odeur de lavande, de varech ou de purin, à ma langue maternelle à nulle autre pareille. Ceci revient

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à dire qu’un indice perçu aujourd’hui réveille en moi la trace mnésique d’un moment heureux : c’est elle ! Voilà pourquoi, en apercevant cette femme que je ne connais pas, j’éprouve soudain un délicieux sentiment de familiarité : c’est elle ! Au premier regard, j’ai ressenti une ex-stase, elle m’a transporté au-dessus de moi-même, elle m’a ravi, elle s’est emparée de mon âme, simplement en étant là. Tomber amoureux, c’est retrouver la trace d’un bonheur passé et l’attribuer à une femme qui passe là aujourd’hui . C’est elle, je la reconnais alors que je la vois pour la première fois, on ne pourra qu’être heureux ensemble puisqu’il me suffit de la voir pour éprouver un sentiment de bonheur. C’est délirant et pourtant dans ce raisonnement on retrouve les deux caractéristiques de l’empreinte : une infirmation tracée dans le cerveau au cours d’une période sensible de la petite enfance a été réveillée par une rencontre hasardeuse qui touche précisément cette trace délicieuse.
Toutes les émotions sont fugaces, elles s’éteignent rapidement et , lorsque les passions durent trop longtemps, elles deviennent épuisantes. Trop d’intensité, trop de stress mènent à l’angoisse et au burn-out sentimental. Seule la trace de bonheur imprégnée dans le cerveau n’a pas été effacée, elle était enfouie sous d’autres mémoires de la vie quotidienne et des événements sociaux. Il suffisait d’attendre la princesse charmante pour la réveiller.

note n°1. Verdon J., La Vie quotidienne au Moyen Âge, Paris, Perrin, 2020, p. 52-53
note n°2. Lafitte-Houssat J., Troubadours et cour’amour, Paris, PUF, "Que sais-je ?", 1971.
note n°3. Blanchard J., Poétiques de l’amour. Sexualité, genre, pouvoir, XI è-XVè siècle, Paris, Passés/Composés, 2022.
note n° 4. Kapsambelis V., Guelfi J.-D. " Sublimation", in Y. Pélicier, P. Brenot (dir.), Les Objets de la psychiatrie, Bordeaux, L’Esprit du Temps, 1997, p. 596.
note n° 5. Boquet D., Nagy P., Sensible Moyen Âge. Une histoire des émotions dans l’Occident médiéval, Paris, Seuil, 2015, p. 57.
note n°6. Ariès P., Duby G. (dir.), Histoire de la vie privée, tome 2 : De l’Europe féodale à la Renaissance, Paris, Seuil, 1985, p. 42
note n°7. Dumézil B., "Les Barbares", in
A. Corbin, J. Courtine, G. Vigarello (dir.), Histoire des émotions, tome 1 : De l’Antiquité aux Lumières, Paris, Seuil, 2016, p. 93-94.
note n°8. Vase du Vè siècle, Éraste et Éromène, Ashmolean Museum.
note n°9. Lannoy F., Pestes et épidémies au Moyen Âge, Rennes, éditions Ouest-France, 2018.
note n° 10. Conservé au musée Condé à Chantilly (1475)
note n°11. Boquet D., "Les passions du Salut dans l’Occident médiéval", in A. Corbin, J. Courtine, G. Vigarello (dir.), Histoire des émotions, tome 1 : De l’Antiquité aux Lumières, Paris, Seuil, 2016, p. 173.
note n° 12. Dortier J.-F., Rymarski C. (coord.), "Passions", Sciences humaines, numéro "Passions. Quand la passion nous embarque", avril 2016, n° 280, p.24-47.
note n°13. Descasrtes R., Lettre à Chanut (6 juin 1647), in Oeuvres complètes, Paris, Gallimard, 1953, p. 1277, cité in L. Hansen-Löve, La Philosophie comme un roman, Paris, Hermann, 2018.
note n°14. Immelmann K., Dictionnaire de l’éthologie, Bruxelles, Mardaga, 1990, p. 100-105.


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